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Le Sacre du Printemps de Stravinsky - analyse de l'oeuvre
77 pages / 7,50 crédits / 3 téléchargements
Auteur: Sinibaldi Eva
Evaluation: Pas d'évaluation (0 vote)
Document en ligne depuis le 10/07/2004 dans :
Sciences humaines >Arts, culture
Mémoire  écrit le 04/06/2001 dans l'établissement Université de Nice-Sophia Antipolis
Langue: Français
Niveau: Maîtrise
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Extrait
Il n’est pas une oeuvre musicale aussi polymorphe, aussi variée que celle que Stravinski laisse derrière lui. En effet, il est rare de voir, dans toute l’histoire de la musique, un compositeur s’adonnant avec tant de ferveur et de sérieux à railler les techniques aussi bien que le matériau, avec cette facilité et cette ironie que l’on trouve si difficilement chez d’autres. Tout se passe comme si Stravinski s’était lancé un nouveau défi pour chacune de ses compositions. Son oeuvre oscille incessamment entre un chromatisme à la recherche d’une identité propre et un diatonisme sûr de lui et affirmé, passant facilement d’une orchestration luxuriante et colorée “à la” Rimski-Korsakov dans l’Oiseau de feu, à l’harmonie chatoyante de son Petrouchka pour aboutir aux pulsations rythmiques frénétiques du Sacre du printemps, dont l’orchestration s’organise en blocs sonores prodigieusement vivants et dynamiques auxquels le compositeur n’apportera pas de “réponse”, ne fera pas écho par la suite. C’est pour cette même raison que le Sacre acquiert une place unique dans l’oeuvre de Stravinski, étant considéré par certains comme sans lendemain d’un point de vue musical: “A considérer l’ensemble de la création musicale européenne dès le Sacre, on s’aperçoit avec stupéfaction de la solitude totale de cette oeuvre, de l’absence de retombées consécutives à son explosion.” Il n’a donc pas été question d’une révolution du Sacre dans la mesure où ce dernier n’a ni transformé le langage musical de ses successeurs ni n’a agi sur lui.
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